Chapter 31 – home for Christmas.

Joyeux Noël et bonne année 2020 !

Nous voilà de retour pour quelques semaines en Suisse après un terriblement long voyage en avion. En sortant de l’avion, et en marchant dans l’aéroport, voici nos premières impressions de la Suisse : une odeur de burger et une vue sur un Starbucks. A croire que nous n’ayons jamais quitter le pays de l’oncle Sam. George nous cherche en voiture, et nous voilà après embrassades, sur l’autoroute Suisse. C’est petit ! On s’y sent à l’étroit. Les voitures sont plus petites, oui, mais les routes aussi. Impression qui ne partira pas. En conduisant, les jours suivants j’aurai un peu peur de me faire manger les rétros. George me laisse à Fribourg, où maman m’attend impatiemment. Les hommes continuent vers Yverdon. Être séparé de Vincent, fera tout drôle d’ailleurs, après une année à vivre à deux à l’autre bout du monde. Mais il faut dire qu’après 11 heures de vol, emboité l’un contre l’autre, ce n’est pas plus mal. Maman me surprend avec une… roulement de tambours… CUCHAULE ! Oui ! Enfin ! Bonheur !

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Je passe ma première journée à essayer de ne pas m’endormir. Réveillée depuis 3 heures du matin, je décore toute la maison pour Noël et range mes affaires retrouvées : C’est fou tout ce que j’avais oublié que je possédais (deux grands sacs vont droits à la Croix Rouge) ! Le lendemain, petit tour chez Suard pour une tartelette au vin cuit (bonheur !), et direction Zurich. Je retrouve Val pour un café avant de voir ma prof et faire une présentation de mon travail réalisé durant l’année 2019. Tout se passe très bien. Plusieurs collègues et amies sont même venus voir la présentation, juste pour pouvoir me voir ! Surprise, touchée et épuisée, une fois le stress et ma présentation passée, tout me tombe dessus. Jetlag, fatigue, rhume, toux. Le lendemain, paf chez le médecin. Bourrée de médicaments, je vais heureusement vite mieux. Vincent, de son côté est aussi tombé malade.

Les jours défilent : Noël avec ma famille, une triste réalisation de l’absence de grand-papa, mais une soirée très touchante, arrivée surprise de Martin (au bonheur absolu de Christine qui ne savait rien), fabrique de biscuits avec Vincent le 23 à Yverdon, cuisine le 24 à Ependes… C’est déjà Noël ! On fête mes parents, Max et Sarah, Ingeborg, Odile et Hubert, Vincent et sa famille, tous ensemble ! Au fourneau, Max et Vincent ; je suis responsable de la traditionnelle bûche. Les jours suivants, on digère, puis on fête Noël avec les amis de la famille de Vincent. On dira coucou à Sarah à Lausanne, un instant de retrouvaille. Et on finit tranquillement l’année au château, avec les parents de Vincent, une fondue chinoise et un scrabble. Le temps passe vite. Les semaines prochaines, on retrouve des amis, et on travaille sur nos projets.

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Bon et vous vous demandez sûrement : Quels sont nos chocs culturels ?

  • La Suisse, c’est petit : Que ce soit l’étroitesse des rues, qui fait peur à mes rétroviseurs ou la grandeur des villes. En se baladant à Fribourg, Lausanne ou Zurich, des distances ou pentes qui nous paraissaient grandes il y a un an, sont soudain très petits. Traverser Lausanne revient à aller faire nos courses à pied au prochain Trader Joe’s (supermarché). Zurich–Yverdon ? Getty–Maison !
  • Bonjour : Se saluer en Suisse est un acte discret ! On ne demande pas à la caissière de la Migros comment elle va ! Chose évidente pour tout Suisse bien élever. Les Américains en revanche insiste à savoir non seulement si la caissière va bien, mais celle-ci complimente notre chemise, nous demande notre profession et espère que les produits qu’on cherchait étaient à notre disposition, d’ailleurs, elle adore les gnocchis au chou-fleur qu’on a dans notre panier. Autant dire, que je suis devenue très bavarde. Un peu trop d’après le regard interrogateur des caissiers et caissières que j’ai croisé depuis mon arrivée en Suisse. D’un autre côté, infecté par les Angelinos, on parle beaucoup plus avec les gens, comme les employés dans les magasins. Vu qu’on parle plus, eux aussi. Ce qui diminue les frontières entres les cultures. Pour les franchir, il suffit de dire bonjour !

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  • L’espace vital : Voilà l’une des choses qui me manque des USA. Los Angeles, c’est grand, comme la Californie et le reste du pays de Sam. Ils ont donc beaucoup de place. Leur bulle d’espace est ainsi plus grande aussi. Il suffit de s’approcher d’eux, dans les magasins ou ailleurs, à moins d’un mètre pour les entendre se plaindre « Excusez-moi ! » ! On vient d’empiéter dans leur bulle d’espace vital. En Suisse en revanche, c’est plus petit. En marchant dans une Migros (durant les fêtes de fin d’année), il m’est arrivé à plusieurs reprises, que l’on me donne un gros coup d’épaule, me rentre dedans ou m’écrase les pieds. Outré, et il faut le dire, sincèrement assez choquée, je me retourne et espère une excuse pour cet assaut inconcevable ou du moins l’attente d’une excuse de ma part. Mais non, en croisant le regard du coupable, celui-ci ou celle-ci m’observe sans me voir, comme si l’affront n’avait jamais eu lieu. Je ne suis qu’un meuble.
  • 24/7 : Los Angeles ne dort jamais, on ne peut en dire autant de notre beau pays. A nombre reprise, nous sommes tombés dans le panneau et avons pensé faire des emplettes un dimanche après-midi ou un samedi soir. Les magasins ferment tôt, s’ils sont ouverts, et nous n’en avons jamais été aussi surpris que cet hiver, nous habitué à avoir accès à tout 24/24h, à pouvoir faire nos courses un dimanche soir à 22h. Je pense qu’éventuellement un équilibre entre les deux seraient une idée à faire passer, entre l’excès et la sieste.
  • Grüezi : On allume la radio lors de notre première conduite en voiture – Du rap suisse-allemand nous accueille. Il faut dire qu’il ne m’a pas vraiment manqué. L’anglais nous manque un peu, on salue notre serveur au restaurant ainsi avec un « Hi ! How are you ? » ou un « Thank you ». En réalité toute interaction non privée : du douanier à l’aéroport au gens que l’on bouscule dans la rue. Tout le monde y passe. On cherche aussi un peu nos mots en allemand et français, les expressions américaines s’y glissent facilement. Notre anonymat, dans notre discussion en français, nous manque aussi. On ne peut plus commenter nos voisins au restaurant en français impunément ! Tout autour de nous était en anglais, et nous nous cachions dans notre bulle francophone. Ici, c’est l’inverse avec l’allemand/français autour de nous, et si on parlait anglais ?
  • On est bien ici : C’est calme. Moins bruyant, moins dangereux (ni fou à armes à feu, ni tremblement de terre, ni feux apocalyptiques ne nous menacent) ! La sécurité de son propre pays est un luxe et une chance. Beaucoup de pays ne vivent pas l’idylle Suisse. Et d’avoir cette nationalité, sécurité politique et légale, sans VISA, et peur de la police est un privilège que je ne savais pas apprécié jusqu’à aujourd’hui.
  • Home sweet home : La Suisse, il faut le dire, est un beau pays. Après avoir vu l’été catastrophique de certaines régions et les différences extrêmes sociales (par ex. les sans-abris), la Suisse et ses belles villes moyenâgeuses vendent du rêve ! Je n’arrête pas de prendre des photos. Je rêvais à Los Angeles, lassée des hamburgers, de nos produits en Suisse, le pain, le fromage et les spécialités, tels la cuchaule. Evidement j’étais heureuse de retrouver les spécialités locales (viande séchée !!!). En revanche, le fromage et le pain, bien bien meilleurs ici, m’ont un peu ramené sur terre. Oui, la qualité est clairement meilleure, mais finalement on peut en trouver en cherchant et en payant cher les mêmes aux USA. On s’habitue très vite à un nouveau quotidien et d’autres produits. Par exemple, les fruits sont bien meilleurs et plus frais à Los Angeles. Je mange des fraises et Vincent des avocats frais tous les matins !

Demain, cela fera un an exactement, depuis notre envol pour la Californie. Un an, déjà, d’aventures, avec ses pleurs et ses quelques catastrophes, mais surtout de nombreuses opportunités, beaucoup de fous rires, des hamburgers et clubs sandwichs à ne plus finir, des paysages à couper le souffle jusqu’à l’horizon – des déserts aux montagnes enneigées, en passant par des volcans et des arbres géants, de nombreux animaux sauvages (et je ne vous parle pas que de l’ours), de nouveaux amis, des départs et de belles retrouvailles, et un record de jour ensoleillés.

A tous ceux qui nous ont aidé, rendu visite, croisé cette année, à tous nos nouveaux amis, merci pour cette année spectaculaire ! Et bien sûr, merci Vincent d’avoir bien voulu vivre ces aventures à mes côtés !

A l’année prochaine !

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